
Le Derby de Piau 2006 s'annonçait comme un grand cru. Tout d'abord, l'affiche : 3000€ de prize money (d'argent à gagner en français), des skis et une Dupraz a gagner au tirage au sort (ainsi que pleins d'autres choses !), du beau temps en arrivant en haut, et, surtout, presque 150 participants.
En bref, que du bonheur, avec une bonne ambiance par dessus tout...
La haut, les inscriptions se finissent en début d'après midi, alors que les concurrents s'échauffent sur la station. Le mot clé : repérage. On teste les lignes, regarde les cailloux, où ça glisse le mieux. Ah, oui, parce que ça colle déjà bien vers 10h, et ça n'a pas finis de se transformer en soupasse !
Les cuisses chauffent déjà bien, on se retrouve à droite à gauche, pas mal de têtes connues, les rideurs étaient souvent présents à l'Xtrem...
Chose qui fait plaisir, on voit passer quelques jolis noms : Guillaume Compagnet, Vincent Estorc, Julien Maguy, et d'autres...
Mais les choses sérieuses commencent : distribution des dossards annoncée à 15h. Tout le monde se retrouve dans le hall de la station pour recevoir son numéro, et espérer s'élancer vers 16h, la station fermant exprès un peu avant...
Les choses ne se passeront pas tout à fait comme prévu, l'informatique pas toujours fiable et le temps de répartir le tout un peu mal estimé, le retard est important. Les rideurs, déjà un peu tendus, ont du mal à supporter cette attente.
Enfin, tout rentre dans l'ordre, on essaie de se dépêcher pour lancer la course pour 17h.

Seulement, les concurrents n'ont pu s'échauffer, comme la neige qui s'est bien refroidie, formant une pente bosselée et plutôt dure.
Qu'importe, les filles bien motivées s'élancent, on voit déjà quelques dossards donner une leçon à certains mecs.
Les départs s'enchaînent irrégulièrement, suivant les arrivées, pour des raisons de sécurité, ce qui ne simplifie pas le chronométrage.
On voit quand même passer quelques bouchers qui défoncent la pente à coup de 2 grandes courbes et une droite... jusqu'en bas : impressionnant. A l'arrivée, les cuisses sont dures, le souffle court, mais le plaisir est là. On dénombre peu de casse pendant la course, quelques genoux peut être (même à l'échauffement ?) mais rien de grave.

Au final, les temps provisoires sont annoncés, mais pas toujours justes car pas définitifs (il faut bien mettre en face le temps de départ et d'arrivée, pas évident en fait !)
Hop, re-attente à un peu plus de 19h avec un superbe vin chaud, les résultats vont arriver, pendant ce temps le premier groupe de hard-rock se met en place, Xabier procède au tirage au sort. Plaisir pour tous, des lots à foison, une belle Dupraz, des atomic, dynastar, Tshirts, bouquins, dvds, casques, bref, du bon.
Les quelques déboires du podium scratch sauront être oubliés, les erreurs de temps (pas évidents à calculer, mais quand même...) n'excuseront pas des attitudes qui plombent un peu l'ambiance... autant du côté, organisation que participants.
Mais, heureusement, les esprits se calment grâce à cette garbure royale superbe, il fallait peut être avoir le ventre plein et le verre plus vide pour être plus serein.
On enchaînera sur une soirée avec 2 groupes, du old hard-rock, un peu démodés peut être, mais ensuite, un dub bien plus qu'excellent, personne ne s'arrête, ni le public, ni les musiciens.. C'est lorsqu'on ne tenait plus debout qu'on s'est aperçu qu'il fallait changer d'heure, et ça fait mal.
En conclusion, les quelques couacs seront vite oubliés, l'ambiance est superbe, le run tout autant, on sera là l'an prochain, pour du mieux encore.
Podium scratch après réclamation et correction :
1er Raphael BENOIT 1:30.07
2ème Romain ESTORC 1:32.79
3ème David GAILLABAUD 1:34.50
Photos : Pastak et ZigZag31 (Tigrou !)

